A la suite d’une malédiction lancée par vengeance par une méchante fée, une princesse, le jour de ses seize ans, se pique le doigt avec un fuseau et tombe en un profond sommeil qui durera cent ans. Les ronces qui ont enseveli son château n empêcheront pas un prince de la sortir, d’un baiser, de ce maléfice. Tout le charme du conte classique illuminé par des illustrations au style très rétro.

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Couverture du conte pour enfant "La belle au bois dormant"

Couverture du conte pour enfant “La belle au bois dormant”

La belle au bois dormant - Page 1 - histoire pour dormir princesse

Il était une fois un roi et une reine qui, plus que tout au monde, désiraient avoir un enfant. Hélas, les années passaient sans que leur vœu ne fût exaucé. La reine se baignait parfois dans un lieu retiré où vivait une très vieille grenouille, et elle chantait pour elle comme elle l’aurait fait pour son propre enfant. Un jour, à sa grande surprise, la grenouille sauta hors de l’eau et lui dit : « Un si beau chant mérite une autre oreille que la mienne. Avant qu’un an ne s’écoule, il te naîtra une fille. »

La belle au bois dormant - Page 2 - conte merveilleux prince princesse

Ainsi que l’avait prédit la grenouille, la reine mit bientôt au monde une petite fille qui fut appelée Aurore. Transporté de bonheur, le roi ordonna de grandes réjouissances à l’occasion de son baptême. Tous les proches, amis et connaissances, y furent conviés, et le souverain envoya ses chevaliers en quête de toutes les bonnes fées qui vivaient dans le royaume. Naguère, lorsqu’on recevait des fées, il était d’usage de leur attribuer à chacune un couvert d’or. Le roi en possédait douze, auxquels il tenait comme à la prunelle de ses yeux. Lorsque ses chevaliers revinrent et lui annoncèrent qu’il se trouvait treize fées dans le royaume, il en fut très contrarié. Mais la treizième fée était, paraît–il, extrêmement âgée et personne ne l’avait vue depuis plus de cinquante ans. La croyant morte depuis longtemps, le roi renonça donc à l’inviter. Après la célébration du baptême, les invités se dirigèrent vers le palais où les fées étaient attendues. D’innombrables chandeliers illuminaient la table sur laquelle leurs couverts étaient dressés, avec pour chacune une assiette et un gobelet d’or, et à l’intérieur d’un coffret ciselé, un couteau, une fourchette et une cuillère incrustés de pierres précieuses. Dès la fin du somptueux repas, chacune des fées prononça un vœu pour l’enfant. L’une lui donna la vertu, l’autre la sagesse, une troisième la beauté et peu à peu, la princesse Aurore se vit ainsi comblée d’infinies qualités. Mais tandis que la onzième fée prononçait son vœu, on vit soudain apparaître la treizième – qui était en fait bel et bien vivante.

La belle au bois dormant - Page 3 - conte de princesse et sorciere

La belle au bois dormant - Page 4 - conte merveilleux grimm

“À moi maintenant de prononcer un vœu ! s’exclama–t–elle avec colère. Lors de son seizième anniversaire, la princesse se piquera avec un fuseau, et elle en mourra ! » Puis la fée disparut aussi brusquement qu’elle était apparue. L’assistance fut saisie d’effroi en entendant cette terrible malédiction. Fous de chagrin, le roi et la reine commencèrent à réaliser l’horrible prix à payer pour avoir négligé la treizième fée. Cependant la douzième fée, qui n’avait pas encore prononcé son vœu, s’avança. « Ne désespérez point, Majestés, dit–elle. S’il n’est pas en mon pouvoir d’annuler le sort qu’a jeté mon aînée, je peux néanmoins l’adoucir : la princesse ne mourra pas, mais elle tombera dans un profond sommeil qui durera cent ans. » Sur ce, les fées se retirèrent.

La belle au bois dormant - Page 5 - conte court merveilleux

Très inquiet malgré tout, le roi fit immédiatement brûler tous les fuseaux du royaume. Les années passèrent et la princesse grandit en sagesse, en beauté et en vertu, si bien que tous ceux qui l’approchaient ne pouvaient s’empêcher de l’aimer. Le jour de son seizième anniversaire, Aurore demeura seule au château tandis que le roi et la reine étaient allés lui quérir un cadeau digne d’elle. Libre de se promener à sa guise, elle décida d’explorer le château et arriva ainsi au pied d’une vieille tour dont elle emprunta l’escalier en colimaçon. Au sommet, elle se trouva devant une porte qui s’ouvrit soudain d’elle–même. Et là, Aurore aperçut une vieille femme qui filait du lin, son fuseau à la main.

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